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               Me voilà en fin de formation à l’ENVSN et mon projet pour cet été, à la sortie de l’école, est de faire un « break », en Juin, pour souffler un peu et préparer ma prochaine formation, le Capitaine 200.

               J’ai maintenant d’autres questions à me poser, «  est-ce que je valide la partie navigation, du Capitaine 200, en travaillant sur le Belem pendant 12 mois ou en parcourant 3500 nautiques en tant que capitaine ou second sur n’importe quel voilier ? »

               Voilà pourquoi je pense réfléchir pendant un mois pour prendre le temps de faire les démarches pour naviguer sur le Belem ou pour accumuler des milles.

                Pour cela il faut :

• aider le projet à se concrétiser : ( à travers des recherches, des questionnements de professionnels, en prenant des décisions … )

• se libérer des croyances qui nous bloquent

• donner un sens à sa réalisation

• prendre du plaisir en développant son projet

• oser être soi

• atteindre sa cible

 

Il faut toujours avoir un projet en tête pour donner un sens à son activité professionnelle.

Dès la troisième semaine nous avons bénéficié de 5 jours en embarqué avec les bateaux d’Eric Tabarly :

le Pen Duick II skippé par David Alexandre

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Le Pen Duick V skippé par Gwen

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Ces cinq merveilleux jours d’embarqué ont eu pour résultat, voulu par nos formateurs, de créer une excellente ambiance au sein de notre promotion BE Voile Légère.

Nous avons aussi vu les techniques de la navigation sur carte, de nuit comme de jour. Ce qui m’a permis d’obtenir le Permis Hauturier, plus tard dans la formation.

Pour moi, c’est le commencement de la formation spécifique du BE.

               Dans le cadre de la formation nous avons eu la chance de naviguer pendant trois jours à bord de la Belle Poule et de la Grande Hermine.

               La première semaine de Décembre nous sommes partis à Brest pour embarquer à bord de ces vieux gréements, utilisés et entretenus par la marine nationale.

 

                                         

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La Belle Poule

                                                                                                                                 

 

             L’intérêt de cette sortie pédagogique est de découvrir le fonctionnement, trop stricte à mon goût, du système militaire et plus précisément la vie à bord. D’ailleurs, une vidéo nous est tout de suite montrée, pour imposer, dès notre arrivée, les règles de vie à respecter.

               Ce que j’ai apprécié c’est l’impression que j’ai eu en montant à bord. En effet, si vous avez lu mon article sur mes envies professionnelles vous pouvez noter que j’apporte un certain intérêt à la navigation sur vieux gréement. Par la suite j’ai été très heureux d’avoir pu grimper en tête de mat. La vue est belle d’en haut, à une trentaine de mètres.

               En revanche, leur façon très militaire de fonctionner change de l’ambiance que l’on retrouve dans le monde de la voile. Pour développer, lorsque l’on dit à quelqu’un ce qu’il doit faire, on prend le temps de lui expliquer pourquoi il doit le faire. Pour illustrer mon propos, tirer sur une corde parce qu’on m’a dit : « tire sur la corde! » ne donne pas beaucoup de sens à l’activité. En contre partie, j’ai eu des discutions très intéressantes avec le capitaine du bateaux sur les différentes manoeuvres, l’objet de son travail, la répartition des taches… Ces trois jours restent, d’une manière générale, un bon souvenir.

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  La Grande Hermine

Stages de pédagogie

              Durant la formation BE 2008/2009, à l’ENVSN, j’ai eu la chance de travailler à la Société Nautique de Locmariaquer où j’ai côtoyé Nicolas Jegou, le chef de base de la SNL, qui m’a guidé dans la préparation de mon BE.

 

               Les deux premières semaines, en Février, m’ont permis d’apprendre la difficulté du métier de BE dans le travail de mise en route de la structure après l’hivernage. C’est pendant les trois semaines de Pâques que j’ai pu évoluer dans la préparation et l’organisation de mes séances.

 

               La SNL est une structure associative installée dans l’ancien sémaphore de la pointe de Kerpenhir. Le site est magnifique car le paysage y est préservé. En effet, la commune de Locmariaquer est gestionnaire des terrains par voie de convention avec le conservatoire du littoral. Cette association témoigne de son attachement à la préservation de son environnement.

 

               Dominant l’entrée du Golfe du Morbihan, la SNL est placée à un endroit stratégique permettant de naviguer abrité des vents dominants tout en apprenant aux jeunes sportifs la difficulté des courants et autres divers effets de site, et l’accès au plan d’eau de la baie de Quiberon permet également de naviguer en plan d’eau ” ouvert”.

 

               Pour la pratique de la compétition, l’école de sport permet d’accéder à un meilleur niveau. Pour cela, la SNL organise, chaque année, différents événements qui montrent son attachement au bon déroulement de la saison sportive.

 

               C’est un club dynamique privilégiant la progression au rendement. En effet, en école de voile, le nombre de bateau est limité. La progression est plus rapide si il y a moins de stagiaires.

 

               Des stages de voile scolaires sont organisés pour permettre aux jeunes du Morbihan de découvrir le plaisir de la navigation.

 

               Et enfin une école de kayak permet aux pratiquants la découverte du Golfe tout au long de l’année.

 

Vous pouvez, si vous le souhaitez, voir mon rapport de stage ICI

Vous pouvez aussi vister le site du club sur  www.snloc.com 

 

 

               J’ai pour objectif de devenir un jour entraîneur. Ayant été sportif de haut niveau en planche à voile, j’ai côtoyé plusieurs entraîneurs tout au long de mon parcours. J’ai donc réuni déjà beaucoup d’informations sur le métier ” entraîneur voile légère “.

 

               Ce que je ne maîtrise pas, pour l’instant, c’est l’activité d’un ” entraîneur habitable “. C’est pourquoi j’ai appelé Antoine Roger pour qu’il me décrive son job.

 

Voici l’entretien téléphonique que nous avons eu avec Antoine Roger:

 

               « Quel est ton parcours ?

 

_ J’ai obtenu mon BE Habitable en 2005 à l’ENVSN. Suite à ça et grâce à ma motivation, j’ai pu travailler directement avec le CDV62. Et depuis je suis en charge du développement de l’habitable dans le Pas de Calais.

 

               Comment se sont passés tes premiers jours ?

 

_ Je me suis retrouvé en charge d’un First Class 8 et d’un Zodiac, de la communication, du suivi et de l’envoi des factures, de la rédaction des devis et de la planification des séances. C’est un travail difficile, le temps de s’organiser.

Ma première idée fut de fonctionner avec des groupes pour diminuer considérablement le nombre d’interlocuteurs.

 

               Et aujourd’hui où en es-tu ?

 

_ J’ai maintenant à ma disposition 3 bateaux, un First Class 8, un First Class 7,5 et un First 33,7 car j’ai réussi à rentabiliser mon activité.

 

               Quelles sont tes activités principales ?

 

_ L’été je travaille surtout avec des jeunes en difficulté qui viennent de :

  • la prévention judiciaire de la jeunesse
  • foyers d’aide à l’éducation
  • la maison départementale de la solidarité
  • centres d’éducation renforcée

 

Je consacre une autre partie de mon travail à entraîner des étudiants pour préparer le Trophée des Lycées, la Course Croisière EDHEC ainsi que le championnat de France UNSS . Je travaille donc avec des écoles comme l’EDHEC Lille, Central Lille, l’ICAM et l’ESC Rouen.

 

Je propose aussi des cours d’habitable, particuliers ou collectifs, pour les gens qui veulent acheter ou louer des bateaux à voile, ainsi que des semaines en embarqué, pendant lesquelles les destinations sont : le Royaume Uni, la Belgique, la Hollande, la Normandie et bien sur la Côte d’Opale.

 

               Quel est ton emploi du temps durant l’année ?

 

_ Au sujet de l’hivernage, je sors les bateaux de l’eau de début Décembre à fin Février. Pour la navigation, c’est tout le reste de l’année. Là où il y a des nuances c’est au niveau de mon temps de travail. En effet, comme beaucoup de professionnels du nautisme je bénéficie des 35h annualisées. Je module donc mon emploi du temps selon l’époque de l’année. L’été je travaille en moyenne 70h/semaine ( en embarqué ) et l’hiver entre 20 et 35h/semaine?

 

               Quelles sont les moments les plus durs de ton métier ?

 

_ L’été, lorsque je travaille avec les jeunes en difficulté, il est parfois lassant, même avec l’aide des éducateurs qui viennent à bord, d’être constamment entouré de jeunes quelque peu indisciplinés dans une surface de 10m². Paradoxalement, il est aussi agréable de travailler dans une structure polyvalente.

 

            Dans le cadre de mon Brevet d’ État je suis amené à questionner des professionnels du nautisme pour m’apporter un regard concret sur les jobs qui m’intéressent, leurs points forts et leurs faiblesses.

 

               Des questions, on en pose tout au long de la formation, à nos formateurs et aux gens que l’on fréquente à l’école mais aussi à d’autres professionnels du nautisme. L’idée d’Olivier Lerouge est de simplifier l’accès à ces informations. Il serait égoïste de les garder pour soi.

 

Voici le point de vu d’Olivier :

 

               « Chaque année, les stagiaires qui entrent en formation TC1 ont des envies professionnelles tout à fait intéressantes, passionnantes… et depuis quelques années, il leur était demandé de constituer un dossier qui poursuivait plusieurs objectifs :

 

Ø      la familiarisation avec l’outil informatique,

Ø      la capacité à produire un document écrit lisible, compréhensible et sans faute d’orthographe

Ø      la mise en relation de son envie professionnelle (quelle qu’elle soit) avec le champ du nautisme…

 

 

               Bien souvent, ils se sont engagés pleinement dans la démarche et ont récolté des informations très intéressantes mais finalement peu partagées… Ils produisaient leur dossier dans leur coin, échangeaient probablement avec quelques copains(ines), soumettaient leur production à la critique des jurys, et puis voilà ! Aussi, afin de favoriser les échanges et le partage d’idées, d’information entre les acteurs de la promo (au moins !), nous avons décidé d’utiliser des outils plus en phase avec les possibilités actuelles… »

Antoine Roger

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               Antoine Roger est un ancien élève de l’ENVSN qui travaille maintenant à Boulogne Sur Mer et qui représente très bien l’esprit de Wimereux Beach.

 

               Il était de la promotion BE Habitable 2004/2005. Dans le cadre de la formation de BE, il devait partir aux Antilles pour travailler avec l’UCPA mais malheureusement son projet ne fut qu’un rêve inexaucé. Au dernier moment, il conclut un accord avec le CDV62.

 

               Son stage devint alors une sorte de période d’essai. Et suite à ses quatre semaines de stage, il fut accepté comme entraîneur en habitable au sein du CDV62. Son objectif est de développer la voile Habitable dans le Pas de Calais.

 

               Pour plus d’informations vous pouvez visiter le site www.voile62.com

Pour résumer je vais mettre à plat les avantages de chaque formation.

 

Pour le Capitaine 200 :

               - 4 UF / 5 de validés à l’obtention du BE

               – 3500 miles de navigation au lieu de 12 mois

               – possibilité de passer le 5 èmé UF à l’ENVSN

               - niveau requis accessible

 

Pour le Yacht Master :

               -  reconnu dans le monde

               - plus d’offres d’emplois

               – moins de limitations

Mes attentes

 

-          Perfectionner mon niveau de navigation sur différents supports.

 

-          Avoir un suivi me facilitant l’obtention du BE.

 

-          Perfectionner ma pédagogie.

 

-          Etre formé par des professionnels de la voile.  

 

-          Savoir exactement ce qui m’attend après.

 

            -         Pouvoir questionner des professionnels expérimentés.

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